Mercredi’s bitches

Wednesday, April 21, 2010

Heavy-01

Au bureau, les écrans se divisent en deux catégories. Ceux qui mirent les photos et vidéos de Zahia, celle qui a fait pousser des cornes à Wahida Ribery, et ceux qui visionnent le nouveau teaser de Jacques… L'un n'empêche pas l'autre, à chacun sa priorité.

Par Foucauld

(En photo, Dustin Dollin et Antwuan Dixon lors de la tournée Krew en Australie).

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Riad Sattouf a supprimé ma gueule de bois

Sunday, February 21, 2010

RiadSattouf_Foucauld

Vers midi et demi, je grimpais encore saoul de la veille dans un métro ligne 9 en direction de Nation, charriant une valise vers le domicile parental pour l’honorer de ma présence dominicale. Seule place libre : un strapontin à côté d’un monsieur occupé avec son téléphone. Je m’assieds. Bug.

- Foucauld (se tournant vers le monsieur, bafouillant) : « Euh… Excusez-moi… Vous êtes Riad Sattouf ? »
- Le monsieur (emmerdé) : « Oui »
- Foucauld (rouge et toujours bafouillant) : « J’ai justement votre Manuel du Puceau dans ma valise…. Euh… Ça vous ennuierez de me le dédicacer… »
- Le monsieur (que nous appellerons désormais Riad mais qui est toujours emmerdé) : « Mais je ne peux pas vous faire une dédicace, comme ça, dans le métro… En plus j’ai pas de stylo.. »
- Foucauld (lourd, insistant, toujours rouge et bafouillant mais également suant) : « Mais moi j’en ai un ! Un beau bic flanqué de l’adresse du presbytère de Lesquin (horrible ville, équivalent de Roissy pour le Nord de la France, ndlr) ! »
- Riad (prenant le stylo, désabusé) : « Vous êtes chrétien ? »
- Foucauld (état physique similaire au précédant + verres de lunettes se couvrant progressivement d’une buée gênante) : « Oui mais j’ai toujours des bics débiles dans ma poche. Avant c’était un bic « les huîtres de Bretagne ».
- Riad (dessinant le puceau du manuel du même nom) : « Vous vous appelez comment ? »
- Foucauld (pas si différent que le dessin du puceau du manuel du même nom) : « Foucauld. Ça s’écrit comme le présentateur du même nom mais avec un « d » à la fin. »
- Riad (dédicaçant) : « Pour Foucauld. Amicalement. Riad. »
- Foucauld (liquéfié) : « Merci infiniment »

S’installe alors un silence gêné, aggravé par les regards interloqués des autres passagers. Nation arrive. Je réitère maladroitement mes remerciements à l’illustre auteur et réalisateur et décampe vers le RER A.

Par Foucauld

PS : Pardon Riad d’avoir perturbé votre trajet. J’espère que vous ne m’en tenez par rigueur.

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Vivre Paris

Wednesday, December 2, 2009

LinaScheynius_OneNightInParis01

On s’emmerde tellement ces temps-ci que je me retrouve à envier deux nymphes shootées par Lina Scheynius. Comment parviennent-elles à trouver un quelconque intérêt à courir les rues parisiennes ? Sont-ce leurs voiles virginaux qui leur offrent un regard neuf sur Lutèce ? Impossible, elles ferment les yeux, doivent être somnambules, rêver qu’elles sont ailleurs, qu’elles foutent le camp.

Ce matin, je n’avais plus rien à lire. Attiré par sa similitude graphique avec le New York Magazine, j’ai acheté une nouvelle revue intitulée « Vivre Paris ». Le fait qu’une telle revue soit trimestrielle eu dû me mettre la puce à l’oreille… Une grande ville qui n’offre comme matière que de quoi remplir un trimestriel ne mérite pas son statut. 
Le magazine a pourtant du mérite. Il me permet de réaliser pourquoi je ne sors plus et décampe tous les week-ends. Tout y est propre et cher, pourri par l’argent et l’air complaisant, pourtant bâti sur du néant. Au bout de cinq minutes de lecture, je veux revoir ma Normandie ou glandouiller sur un coin de trottoir de la grosse pomme, sirotant un café à one buck dans la poussière, le monde et la vie devant moi.

Un article sur une sélection de bars dits « moelleux » m’a déprimé au plus haut point. Ces établissements aux sous culs clubs ou capitonnés devraient me réjouir tant ils correspondent à mon goût. Seulement voilà, à quoi sert un fauteuil club si on ne peut y téter un cigare en rêvassant ? Quelle est l’utilité d’un sofa capitonné où l’ont ne peut y allumer clope sur clope en devisant pendant des heures ? La fumée est tout ce qu’il nous restait de libre à Paname City. Adieu, je retourne m’enfumer dans mes pénates. Au moins, il n’y a personne au-dessus et on y voit le ciel.

Par Foucauld.

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La Conjuration a 1 an

Monday, September 21, 2009

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Aujourd’hui, la Conjuration a un an. Bilan ? Rapport annuel ? Non, ça m’emmerde. Rien à foutre des chiffres et des fluctuations du trafic. Ce dernier nous donne une visibilité conséquente mais je crois que même sans lecteurs nous aurions tenu ce blog. La Conjuration nous permet une chose toute simple : garder le meilleur de chaque journée, de ce que nous vivons et de ce que nous voyons. Un genre de best of quasi quotidien qu’il est agréable de parcourir en cas de pane d’inspiration ou pour voir le chemin parcouru.

Au début il y avait des articles aux faux airs des dossiers de presse que nous ne recevions pas, des chroniques gastronomiques faites pas des palais primaires ou des sélections de vêtements que nous n’achetions jamais. Puis l’obsession du post journalier s’est dissipée et le ton s’est précisé. Nous ne suivons plus que nos envies, quitte à verser dans l’excès. Peu importe, nous n’avons jamais été des personnes tempérées. Nous  passons du coq à l’âne ? Peut-être au premier abord mais sur un plus long terme je crois que cette variété définit une esthétique. A vous de juger, aidé de ces trois phrases données en exemple :

1/ Une phrase incisive et précieuse issue de la dernière chronique de François Simon : « J'entends d'ici les esthètes hennir d'indignation »

2/ Une phrase punk et jemenfoutiste provenant de la clôture de l’interview des frères Chaboud par Ben Aurélien dans un vieux Tricks Skatemag : « Et à tous ceux qui nous détestent, qu’ils continuent, on s’en bas lec’ ! »

Une phrase de « Speedway » de Morrissey, puisée dans le live dévot diffusé ci-après

All of the rumours
Keeping me grounded
I never said, I never said that they were
Completely unfounded

Par Foucauld

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Arnaud L, 22 ans, un flingue et une hache

Monday, April 20, 2009

ArnaudL01 copie

Si nous avons peu posté ces derniers jours, ce n'est pas pour cause de fainéantise mais d'une affaire retentissante. Dans mon exil nordiste, je commençais ma journée par la lecture de La Voix Du Nord, canard cancanant de croustillantes affaires. Entre deux gorgées de chicorée soluble, quelle ne fut ma surprise de découvrir l'article ci-dessus. Arnaud L, 22 ans, a tiré sur son père avant de s'enfermer dans une cahute et de défoncer son repère à la hache. Le signalement est celui de mon collègue de La Conjuration. Ni une ni deux, je le contacte. La réponse arrive peu après. "Suis en cavale. Ne peux te parler. Flics aux trousses. Garde l'article". Une période de grand trouble s'annonce…

Par Foucauld

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Retour d’exil

Tuesday, March 17, 2009

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Je reviens d'exil sans aucune actualité. Celui-ci avait des vues littéraires plus ou moins confirmées. L'inspiration était là, il est vrai stimulée par quelques prédécesseurs éclairés. Je me suis ainsi retrouvé à une soirée en l'honneur de Jacques Brel au Duplexe de Roubaix. Un premier film retraçait le parcours d'une classe de primaire ayant monté un spectacle en l'honneur de Brel. La star malgré elle ? Le gros Jojo, obèse roubaisien à la larme facile et la présence certaine. Après cette première projection, une retransmission du dernier concert de Jacques Brel à Roubaix le 16 mai 1967. Historique ! Filmé en plan serré, Jacques se donne comme à son habitude. La chanson "Le gaz" m'a particulièrement impressionnée. En voici la vidéo et ce splendide extrait :

Tu as des seins comme des soleils
Comme des fruits, comme des r'posoirs
Tu as des seins comme des miroirs
Comme des fruits, comme du miel
Tu les recouvres, tout devient noir
Tu les découvres et je deviens Pégase
Tu as des seins comme des trottoirs
Et moi et moi et moi
Je viens pour le gaz

En revenant, un aimable acolyte eut le bon goût de me refiler le numéro 567 de la NRF, celui qui contient l'essai de Thomas A. Ravier sur Booba : "Booba ou le démon des images" (En vente ICI). Il y mentionne Antonin Artaud, rappeur avant l'heure :

"Si j'enfonce un mot violent comme un clou je veux qu'il suppure dans la phrase comme un ecchymose à cent trous"

Par Foucauld

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Lundi

Monday, February 16, 2009

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Début de semaine, l'occasion de transmettre quelques nouvelles mêlées de ce qui fait nos vies en ce moment. Tout d'abord, une perspective intéressante : Aaron "the Don" Bondaroff (aNYthing, Off Bowery…) aura à partir de mars une émission sur Playboy Channel avec ses amis artistes de Downtown NYC (Dan Colen, Dash Snow, Ryan McGinley, Earsnot, Agathe Snow, Aaron Young…). Son interview se lit ICI.

Plus proche de chez nous, Booba balance le teaser de son nouveau clip "Game Over". Clique et patiente.

Sinon, je rematais récemment la vidéo Baker Has A Deathwish. Interpellé par le son de la part de Terry Kennedy, j'ai entrepris quelques recherches et découvert qu'il s'agissait de Fly Society, son propre groupe de rap. Leur clip est tellement dégueu que je préfère que vous l'écoutiez directement sur sa part.

Pour finir, MTV a récemment lancé une nouvelle série : "Rob Dyrdek's Fantasy Factory". Le skateur pro Rob Dyrdek a créé un genre de bureau de rêve avec skate park, terrain de basket et compagnie pour y réaliser ses rêves tout en gardant un œil sur sa team de graphistes, avocats, secrétaire et compagnie. A mirer ICI les jours de pluie.

Par Foucauld

(Photo : Tim Barber)

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“Pourquoi j’suis violent dans mes rimes, friand d’crimes dans mes textes…”

Monday, February 2, 2009

EL

Cela fait longtemps que nous n’avons pas fait de post global. Tous les précédents parlaient d’un sujet, d’un artiste ou d’un blog. Aujourd’hui, place au fourre-tout ! Pas d’histoire mais des baskets, pas de chronique d’actualité mais des clips postés en retard, ainsi qu’un bonus.
Voici deux modèles de la collection Vans Vault Spring 09 : une Sk8 Hi en toile blanche perforée et une Era en toile grainée. Sobres, chics et printanières. Reste à attendre que la neige fondue dégueulasse s’évapore. (Via Highsnobiety)
Vans-vault-spring-2009-collection-2

Vans-vault-spring-2009-collection-8

La découverte du jour (avec un an de retard): le clip de « West Coast » de Coconut Records avec Mark Gonzales en guest star (de la beauté pure véhiculée par un génie). Une vidéo balancée par Jean-Benoît, étudiant réfractaire aux révisions.

Du cotés des sons qui tournent en boucle dans mes oreilles, Rod Stewart et son Young Turks tiennent la première place depuis une semaine. Dont vidéo.

Dernière session de skate, Greg et moi pimpons en Chrysler. La radio passe sur Skyrock (chic, non ?) et voilà que débaroule dans nos boomers "Crack a Bottle", le dernier Eminem avec Dr Dre (jouissif) et 50 cent. Here is the link, fils !

Par Foucauld

PS : la première image provient de la page d'accueil d'Epicly Later'd. J'ignore où Patrick O'Dell a pécho ce truc mais je la trouve hillarante !

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Voeux 2009

Thursday, January 1, 2009

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2008 fut formidable, 2009 sera inouï.
Nous avons peu écrit ces derniers temps car les vacances furent l’occasion de retrouver nos familles autour d’agapes. Un retour au réel, à la vraie vie, que nous privilégierons toujours au virtuel. Cela demande un effort, c’est prenant mais c’est de là que nous tirons nos forces. Chargés à bloc, nous revenons à la régularité des écrits.
Pour bien débuter cette nouvelle année, je laisse à Madame Bardamu le soin de vous prodiguer les mêmes conseils qu’à son fils Ferdinand à l’aube de son voyage en Angleterre, dans Mort à Crédit de Céline :

« Brosse-toi chaque matin les dents… Lave-toi les pieds tous les samedis… Demande à prendre des bains de siège… Torche-toi bien aux cabinets… Mange et mâche surtout lentement… Tu te détruiras l’estomac… Prends ton sirop pour les vers… Perds l’habitude de te toucher…. »

Par Foucauld

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Soirée BH Magazine

Friday, November 21, 2008

BH_2.50

BH Magazine organise une soirée au Sans Souci, un bar plaisant de Pigalle.
Le nom ? 2.50 comme le prix de la bière… Ça ne coûte pas cher mais ça vaut de l'or : Shino y passera des disques pour la première fois. Une performance courageuse vu qu'il ne sait pas mixer…
L'event Facebook est ici.

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