Nach Berlin

Wednesday, April 18, 2012

Confidence pour confidence, Berlin fut l’antichambre de La Conjuration, et de Passion. Cinq ans, une nuit blanche et un avion attrapé au (tout) petit matin plus tard, retour aux sources. Attablé devant un solide petit-déjeuner, j’écris des choses chiantes comme du Hemingway, puis, titubant de fatigue, je pousse jusqu’au Mauerpark pour m’acheter un vélo. Vingt euros refilés à des junkies pressés et c’est officiel : je ne prendrai pas le métro, mais cruiserai « à 20 à l’heure comme dans les rues de Crenshaw ». Partir seul c’est conserver la santé mentale ; l’espoir existe dans les rencontres. Voilà qu’une normalienne m’enseigne quelques pas de breakdance au bistro du coin, que ces messieurs de Civilist me notent des adresses de librairies pour accueillir le second numéro de Passion. Les gueules de bois sont plus douces lorsqu’on voit des arbres et la Fernsehturm du canapé que l’on squatte contre un peu de littérature. Peut-on rêver plus élégante monnaie d’échange ?

Par Foucauld

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